Si j'écris le soir spontanément, c'est que me reviennent des moments que j'ai aimés dans ma journée. Et j'ai envie de les dire à tous ceux qui n'ont pu les vivre, mais qui croient en la solidarité, et qui font la vie de Solidarité Coye.
Beaucoup d'entre nous racontent ou ont à raconter, celles qui organisent la lingerie, ceux qui enseignent le français, celles qui préparent des goûters, qui surveillent les devoirs du soir, qui racontent des histoires, qui collent des feuilles d'automne, qui chantent, ceux qui font de la verrière de Jockeys une galerie de peinture, celles qui cousent des housses de couette, ceux qui créent des taies d'oreillers, celles qui tricotent, ceux qui cousent à la machine, celles qui réparent et trient les jouets, ceux qui préparent Noël, celles qui font des gâteaux, ceux qui apprennent l'alphabet, ceux qui jouent à la poupée, celles qui tracent les lettres et font des puzzles, ceux qui rapportent des vêtements, des jouets, des poussettes et des lunettes, ceux qui prêtent des vélos et les réparent, celles qui écoutent et réconfortent, ceux qui organisent, démarchent, demandent, parlementent, celles qui offrent leur talent, qui montent sur scène, qui jouent de la flûte, du violon et de la voix...
Ceux et celles qui rassurent les enfants et qui aiment les voir rire.
Je n'écris que parce que nous sommes ensemble le sujet de verbes d'actions si nombreux que je ne peux en finir la liste.
Bonne nuit/Bon jour
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