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Solidarité Coye à ADOMA

Un rendez-vous à ne pas manquer :

Tous les mercredis, jeudis, vendredis, de 10 heures à midi, les migrants du centre HUDA de Senlis géré par ADOMA affluent dans les deux salles dédiées aux cours de Français. Tous ces matins les enseignants, qui, pour certains intervenaient auparavant aux Trois Châteaux à Coye-la-Forêt, auprès de France Horizon, accueillent les élèves de tous âges et de toutes nationalités. Ces migrants recueillis par les CHU, à Paris, à Beauvais, Lille ou ailleurs en demande d’asile, et parfois dublinés, sont placés dans ce centre. Ils y sont conseillés et orientés pour leurs démarches administratives.

L'envie d'apprendre :

Certains Afghans, Erythréens, Soudanais, Nigérians, Angolais, Syriens ou Kosovars sont anglophones. Parfois certains parlent une langue qui nous est inconnue. Ils veulent apprendre le français dès leur arrivée. Certains apprennent très vite, d'autres beaucoup plus lentement. Chacun avance à son rythme, en fonction de ses propres acquis. Les enseignants s'adaptent. Tous les migrants sont extrêmement motivés malgré la difficulté de notre langue.

D'autres, Africaines ou Africains, s'expriment bien dans notre langue. Pour certains, ils n'ont jamais été à l'école et n'ont reçu aucun enseignement. Il faut donc leur apprendre à lire, à écrire ; quelquefois, tenir un stylo peut être une épreuve. Les enseignants doivent s'adapter à toutes ces situations. Quelle satisfaction de voir qu'au bout de quelques semaines, quelques mois, les progrès sont nets, la conversation s'affine, l'écriture se peaufine.

Tous sont très reconnaissants des efforts des enseignants bénévoles. Telle cette femme Afghane qui découvre avec étonnement les similitudes entre le Français et l'Anglais ou bien cette Ivoirienne dont l'objectif est de lire et aussi d'écrire des livres. Puisse son désir se réaliser !

L'envie d'enseigner :

L'objectif de l'équipe enseignante est de pouvoir leur donner les outils nécessaires à leur vie quotidienne française : prendre le bus, demander un service à la Poste, aller chercher un recommandé. Pour cela, l'équipe peut s'aider des plusieurs manuels dédiés à l'apprentissage. Elle a aussi participé avec le groupe FLE de Creil à plusieurs formations spécifiques : la phonétique appliquée aux apprenants étrangers par exemple. Notre groupe de bénévoles propose aussi occasionnellement des sorties en ville, des pique-niques avec les apprenants qui le souhaitent, et parfois nous fêtons l'anniversaire des enfants.

Les cours de Français Langue Etrangère sont une chance pour les migrants : ils ont la possibilité de pouvoir s'exprimer dans l'apprentissage. L'intégration ne passe-t-elle pas par une maîtrise plus ou moins grande de la langue du pays où ils vivent ? Ils sont une chance aussi pour les bénévoles : la richesse de l'horizon de tous ces migrants, leur histoire de migration -seulement lorsqu'ils veulent bien la livrer- sont toujours des sujets de satisfaction, d'étonnement, de partage aussi : Il s'agit d'un échange. Quelques heures de bénévolat afin que des personnes, bien souvent chassées ou pourchassées dans leur pays puissent vivre en paix dans le nôtre et s'y insérer tant bien que mal, malgré toutes les vicissitudes de nos diverses politiques de migration.

C'est un rendez-vous à ne pas manquer pour les migrants, mais aussi pour les bénévoles...

Nous remercions tout particulièrement la structure d'ADOMA, notamment son directeur ; Romuald Likibi, pour son accueil, son enthousiasme et son engagement vis-à-vis des migrants, mais aussi les intervenants sociaux actuels, Victoria, Sébastien, Mélanie et Nephtalie, toujours disponibles pour nous, comme la secrétaire, Mélanie. Tous ont compris l'importance de cet apprentissage du français pour ces personnes.

                         Alain, Christiane et Genviève

Tag(s) : #Infos
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